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On a souvent l’impression, à tord, de contrôler ce que nous regardons. Mais en réalité, nous avons conscience que d’une infime partie de ce que notre œil absorbe réellement comme information. Nous sommes soumis à de nombreux stimuli qui nous influence inconsciemment comme le dit l’universitaire Bernard Roullet, maître de conférence à l’Université de Paris 1 et co-auteur du livre Le marketing sensoriel du point de vente (Dunod, 2006).
Si nous prenons l’exemple d’une session shopping dans une grande surface, on a peut être l’impression d’avoir une vision unifié et un regard « unique » mais en réalité chaque élément est décortiqué séparément. Certaines couleurs peuvent donc ainsi stimuler une réaction affective de notre part. Et ce, indépendant du produit. Les professionnels du Marketing que nous sommes ne choisissent pas les codes couleurs des enseignes pour lesquelles ils travaillent de manière aléatoire ou instinctive mais bien à l’appui de recherches scientifiques.
Notre regard sur la toile
Notre regard est en fait attiré par trois éléments: La couleur, la forme, et enfin le signifiant.
La prise de décision se fait en quelques dixièmes de seconde. Nous passons notre regard tel un radar pour repérer les signes qui nous intéresse. Par exemple quelqu’un sensible à l’écologie sera plus sensible à une bannière qui indique que le produit est bio que ce soit par des mots, des labels, des symboles, mais surtout les couleurs.
Pour la forme, elle peut stimuler l’envie de la personne. Que ce soit l’envie de posséder un objet, l’appétence envers un aliment ou la curiosité de cliquer. Cette curiosité de cliquer est renforcé par le placement de la publicité à un endroit spécifique de la page. Celui où le regard s’attarde. Apprendre la complexité du regard représente un enjeu d’autant plus grand pour nous, les Webmarketeurs.
Enfin le signifiant permet par ses mentions de verrouiller l’intérêt de la clientèle en le rassurant sur son choix (par exemple « 0 émission carbone » pour prendre une problématique environnementale. Sur le net, au vu de la profusion de messages publicitaires, l’adéquation de ses trois critères doit être parfaite.
Rémy Costaglioli, Semply Media.
L’acte d’achat est avant tout un acte de confiance. Confiance que l’on porte en un vendeur, un magasin ou une marque. C’est en fait reconnaître que ses besoins sont reconnus et satisfait par l’autre. Notre époque voit les besoins changer au fil du temps. Celle que nous vivons voit les préoccupations environnementale et humaine revenir au devant de la scène. Sans pouvoir véritablement parler d’une consommation éthique on peut sans hésiter dire que le consommateur tient désormais compte de l’impact de son acte d’achat sur le monde extérieur.
Coût, avantage et impact.
Il intervient donc un troisième paramètre dans la décision. Le consommateur évalue le coût, l’avantage dont il bénéficie mais aussi désormais l’influence sur le monde qu’il pourrait avoir en achetant. Dans une génération plaisir, la tendance revient à donner du sens à sa consommation.
L’évaluation de l’éthique.
Trouver une marque et des produits qui correspondent aux valeurs que l’on a est le quotidien conscient ou inconscient de la séance shopping du consommateur d’aujourd’hui. L’enjeu de montrer qui l’on est vraiment, au-delà de ses produits est le nouveau challenge d’une enseigne moderne. Mais comment le consommateur décrypte-t-il l’éthique de la marque ?
Selon Les critères d’évaluation de l’éthique (Ronai, 1999), le consommateur reconnait les critères suivant :
• Relations avec la société civile et implication dans la vie locale (mécénat, sponsoring, aide aux associations,…)
• Les relations avec les clients et les fournisseurs (Label, certification, traçage des produits,…)
• L’environnement (impact environnemental, responsabilité durable,…)
• Présence et sous-traitance dans les pays émergents (travail des enfants, délocalisation,…)
• Relations avec les actionnaires (transparence, rémunération,…)
• Les relations sociales (cadence de travail, conditions de travail,…)
L’image de marque
La marque moderne se doit donc d’afficher ses valeurs et de se faire reconnaître par ceux qui les partagent.
L’image que nous reflètons donne donc l’occasion d’être connu pour ce que la marque est, pour la façon dont elle travaille et fait travailler, pour son impact sur le monde et sa vision du monde.
Bien connaître sa cible, ses pratiques, sa sensibilité, lui ressembler tout en ne faisant pas semblant, c’est l’enjeu du marketing d’aujourd’hui. C’est notre métier d’y parvenir.
La spécificité du web.
Pourquoi Internet est-il un média spécifique et pourquoi faire du webmarketing est un métier à part entière. Il est important de comprendre que les comportements d’achats sont différents selon certes la façon dont on présente le produit, mais aussi selon où le consommateur se trouve. Sur le web le consommateur se trouve dans une bulle où la plupart du temps il est seul face à son écran, que ce soit au travail, à la maison, dans une médiathèque,… Dans cette sphère privé le penchant à consommer est différent. Par exemple, les achats sur Internet sont plus réfléchis, moins compulsifs. Sur Internet, le consommateur est aussi beaucoup plus méfiant. Il accorde sa confiance beaucoup moins facilement parce que d’une part, il a une multitude d’information à sa disposition sur la toile et d’autre part, il n’est pas dans un endroit favorable à la consommation (chez lui, au travail,…). D’autant plus que des histoires d’arnaques et de piratages sur Internet arrivent et cela pose un frein à l’acte d’achat. L’image d’une enseigne de boutique en ligne se doit donc d’être rassurante donc transparente. Les informations sur le processus d’achat (paiement sécurisé, livraison, remboursement éventuel,…) doivent être claires et facilement accessibles.
Rémy Costaglioli, Semply Media.
Nous étions au salon E-Commerce 2009 de Paris. A cette occasion, Benjamin Atlani a été intérviewé par les journalistes de TiviPro pour parler de notre client MaxiCheque.
Séléctionnée dans la rubrique Meilleure Création, la campagne Merciducadeau pour MaxiCheque orchestrée par Semply Media caracole en tête de classement ! Va-t-on devancer Coca et autre Intel …??